Louis Robic, une figure locale, un passeur de mémoire, une histoire de partage

Louis Robic, une figure locale, un passeur de mémoire, une histoire de partage

Adieu Louis, mon ami, toi qui incarnes pour moi plus que je ne saurai le dire…

Tu es une source, Louis, elles sont nombreuses ici, mais il faut parfois savoir les mériter et toujours respecter le secret de leur discrétion, la recette de leur incroyable énergie.

A ta source, j’ai bu, mon ami, avec plaisir, émerveillement, sans urgence, persuadée que j’étais que tu étais comme nos fontaines, un monument de granit doucement poli par le temps, mais vaillant, rassurant, gardien de la mémoire que l’on trouve toujours au même détour, derrière cet arbre sans âge lui aussi…
Cette source-là, vois-tu, a nourri mon attachement profond pour ce pays breton où j’ai choisi de vivre, de faire des enfants, de les voir grandir, de travailler, de militer, de rêver, car le rêve est le moteur de tout, et d’aimer surtout, sans perdre ni ma liberté, ni ma joie de vivre.

Ce n’est pas toujours facile, les ornières sont profondes, le ciel est si bas parfois, que mon moral ressemble à s’y méprendre à la tristesse que j’éprouve aujourd’hui à l’idée que tu nous quittes, mais, Louis, il y a toujours un parfum de fougères qui me rapellle pourquoi j’ai choisi ce combat.

Toi qui m’as si souvent montré le chemin, dis-toi bien que je vais encore te tenir la main, comme chaque fois que nos routes se croisent. Je n’étais jamais si fière, tu sais, que de t’avoir à mon bras.

Sentir si fort, par ce simple contact, franc, tranquille, presqu’évident, que la seule chose qui compte, c’est ce moment rare qui s’offre à nous généreusement, et dont aucun mot ne suffit à rendre la plénitude, alors j’esssaie PRESENCE, voilà ce que tu es pour moi, Monsieur Louis Robic. Et encore bien plus…

Car, parmi toutes les raisons que j’ai daimer Pontivy et Saint-Aignan, de n’avoir jamais regretté de m’être posée un jour ici, dans cette Bretagne au goût de chistr per qui a la lumière du lambig que tu distillaais dès ton plus jeune âge, Louis, parmi toutes ces raisons, il y a notre rencontre et ces beaux moments que nous avons partagés, dans une étonnante complicité. Tu te souviens, au pied du château, cet alambic qui distillait en plein Kan ar Bobl avec mes élèves de Bac pro qui découvraient à travers toi tout un pan de leur propre histoire ?

Pour moi, ces instants-là n’ont pas de prix, ils sont le sens même de mon engagement. Je me souviens aussi du baptême de Lucine et Maëlan. Je voulais absolument que cela se passe dans la forêt de Quénécan, alors j’ai attendu 3 ans, jusqu’à ce que l’église de St-Aignan soit en travaux et que je puisse célébrer l’événement, avec toi, à Saint-Marc bien sûr.

Ce jour-là, tu m’as offert deux bouteilles d’un très grand cru pour que je les boive avec mes enfants devenus grands. Un divorce m’a privé de ce plaisir, mais le geste lui reste. il est à l’image de ta simplicité, de ta générosité et il dit tant de la valeur que tu acccordes à chacun…

Louis, tu ne me feras jamais parler de toi au passé.

Va tranquille, tu n’as pas fini de nous étonner et de nous donner cette part de bonheur que tu as toujous prête pour qui croise ton sourire. Merci, Louis, MERCI BRAS…

Françoise RAMEL, fondatrice de TIMILIN

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