Un bijou dans un écrin magnifique : une motte à Remungol

Un bijou dans un écrin magnifique : une motte à Remungol

Aujourd’hui Lucie Jeanneret, accompagnée de 4 étudiants (licence, master) a travaillé dans un cadre d’exception, à Remungol (15 Km au Sud de Pontivy). Ce site historique remarquable, non protégé, est dans un état de conservation inespéré. Même configuration qu’au Corboulo, en contre-bas, un ruisseau se jette dans l’Evel. D’une taille sensiblement analogue à celle de Saint-Aignan, cette architecture de terre apparaît cependant plus impressionnante.

Sous un couvert de chênes, elle surplombe les environs, une partie du fossé semble creusée dans le roc, la disposition de la motte et de la basse cour apparaît nettement, ainsi que le raccordement du talus d’enceinte à la motte. On empreinte un passage large qui permet l’accès à la surélévation et il semblerait que cette entrée bordée de chaque côté par le fossé ait toujours été là.

Mais au-delà de la beauté de cette motte féodale, ce qui frappe au premier regard c’est la qualité de son environnement.

Evidemment il faut faire abstraction de la carrière qui vient de s’ouvrir en contrebas, le site n’étant pas inscrit, aucune règle de périmètre ne s’impose. A ce détail près (qui n’est pas anodin tout de même), pour une fois, on peut vraiment plonger dans la magie du lieu sans en être distrait, ni perturbé par une forme, un bruit, qui lui serait étranger. Rien ne peut rendre assez fidèlement le rapport sensible qui s’impose instinctivement dans cet espace si particulier, construit de main d’homme.

Et puis il y a la rencontre avec le propriétaire, aussi discret que l’est la motte dans le paysage. Ses parents habitaient là avant lui, il a connu le village plein d’enfants , il montre une bicoque de taille réduite où la famille comptait à elle seule 11 enfants. Il parle du château de Kergrois, là, il y avait 12 filles. Il a connu le paysage d’avant le remembrement, intervenu en 1958, un des premiers. Aujourd’hui ses rares voisins parlent anglais, les agriculteurs qui exploitent les terres vivent sur d’autres communes. On comprend entre les lignes qu’il s’étonne que ces grosses fermes d’aujourd’hui ont du mal, là où des familles entières vivaient avec beaucoup moins.

Quand il a vendu ses parcelles, il a gardé la motte.

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