Du camp des Rouets au souterrain des nains de Pleugriffet, l’exploration continue.

Du camp des Rouets au souterrain des nains de Pleugriffet, l’exploration continue.

Jeudi 27 octobre 2011 : Richard et Lucie ont terminé le relevé du Camp des Rouets, propriété du Conseil général du Morbihan, sur la commune de Mohon. A cette occasion, Françoise Ramel-Flageul, propriétaire du site historique de St-Aignan est venue les rejoindre. La visite a permis de noter la qualité de l’entretien du site, l’importance de la signalétique, l’incroyable esthétique des lignes courbes de fossés que l’on croirait dessinés au laser… et puis ce village de Bodieu qui s’enroule lui aussi autour de cette architecture de terre millénaire ne laisse pas indifférent.

Ici, la cohabitation du passé et du présent est palpable, physique, d’abord parce que le bruit est omniprésent du fait de la proximité de l’axe routier, et autant le dire, perturbant, même si cela n’empêche pas les ramasseurs de châtaignes de goûter leur plaisir, ce qui reconnecte vite à la beauté intemporelle du site.

Le talus de l’enceinte médiévale, admirablement conservé sur une grande partie du site protégé, n’a pas échappé aux impacts de l’activité humaine qui, plus que le temps, intervient souvent de façon irréversible sur ces espaces remarquables.

Mais il suffit de déplacer de peu le regard pour saisir toute la magie de l’endroit et se laisser surprendre par sa volumétrie.

Est-ce que les générations futures s’émerveilleront de la sorte sur les vestiges de nos rond-points routiers ?

En attendant, prenons plaisir à suivre les pas de Lucie et Richard qui ont posé leurs valises à Guern depuis samedi avec quelques étudiants pour la poursuite du travail de relevé topographique.

Il aura fallu presque une semaine et 7000 points pour établir le profil du Camp des Rouets.

Vendredi 28 octobre 2011 : en quelques heures, Lucie et Richard ont déjà mis en boîte la motte de Pleugriffet, située à la Haie. Sorte de réplique miniature de mottes plus conséquentes, ce site historique a longtemps servi de décharge, à 2 pas de l’axe Pontivy-Josselin.

L’architecture en terre est très abimée, qu’il s’agisse de la motte ou de l’enceinte, mais accessible.

Pourtant, à la différence de Motten Morvan à St-Aignan ou du Camp des Rouets à Mohon, passée la première impression liée à la surprise de trouver si facilement l’endroit, l’état du site n’invite pas aujourd’hui à l’exploration des lieux. La motte véhicule néanmoins son lot de légendes. Le propriétaire venu à notre rencontre nous parle, plus que sceptique, de nains et d’un souterrain qui relait la motte au chateau de Griffet.

Les nains d’aujourd’hui font des déchetteries, il faut vivre avec son temps, les géants ont mieux à faire qu’à lever des mottes de terre, pardi.

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